— et retours des résultats de la Recherche sur la Génération Alpha
Génération Alpha : grandir ensemble, transmettre autrement
Et si la prochaine génération était déjà en train de nous dépasser — et que c’était précisément pour cela qu’elle avait besoin de nous ?
La génération Alpha est une génération inédite. Grâce à son accès à l’intelligence artificielle et à une aisance technologique sans précédent, elle est la première à en savoir parfois plus que ses propres parents. Un défi nouveau pour celles et ceux qui l’accompagnent — et une invitation urgente à repenser notre manière de transmettre.
C’est dans cet esprit que OneHope réunissait, le 9 juin 2026 à Lognes (région parisienne), pasteurs, responsables d’enfance et de jeunesse, et acteurs associatifs pour une deuxième journée de réflexion collective. Une matinée dense et stimulante, portée par Martina Grund, coordinatrice de OneHope France, qui a permis à chacun de repartir avec des outils concrets — et beaucoup à méditer.
Ce que dit la recherche sur la génération Alpha en France
Jo Haaijer, responsable Europe de OneHope, a présenté les résultats d’une étude menée en novembre 2025 auprès de 471 adolescents français de 13 à 15 ans.
Avant d’entrer dans les chiffres, elle nous a invités à mieux entrer dans l’univers de cette génération — à commencer par son vocabulaire : sigma pour dire « cool », rizz pour désigner le charisme — non pour singer leur langage, mais pour comprendre leur monde plutôt que de le juger de l’extérieur.
Les résultats de l’enquête brossent un tableau nuancé, entre signaux encourageants et alertes à prendre au sérieux :
La famille, première influence. 93 % des adolescents jugent leur vie familiale satisfaisante. C’est vers leurs parents qu’ils se tournent en priorité pour les questions de bien et de mal, de genre ou de sexualité — bien avant les réseaux sociaux ou les amis. Sur les questions de foi, ils s’adressent cependant deux fois plus souvent à leur mère qu’à leur père.
Une foi en surface, mais une porte ouverte. 32 % des adolescents interrogés se disent chrétiens, mais seulement 1 % présentent les caractéristiques d’un engagement réel. Pourtant, près d’un jeune chrétien sur deux se dit à l’aise pour parler de sa foi — une ouverture précieuse, à ne pas laisser sans réponse.
Des repères qui s’effritent. Une large majorité des adolescents — croyants comme non-croyants — estime que vivre une relation avant le mariage ne pose pas de problème. Un chiffre qui interroge profondément sur ce que nous transmettons réellement, au-delà des discours.
Une génération vulnérable. Anxiété (45 %), solitude (41 %), harcèlement (35 %) : les chiffres sont éloquents. Un lien existe entre temps d’écran — 3h21 par jour en moyenne, hors temps scolaire — et mal-être, sans qu’il soit possible de déterminer lequel précède l’autre. Ce qui est certain, c’est que cette génération porte un poids réel, souvent invisible.
À l’issue de cette présentation, Jo Haaijer nous a invités à travailler en petits groupes :
qu’est-ce qui nous surprend le plus ? Et surtout, qu’est-ce que nous sommes prêts, concrètement, à mettre en œuvre ?
La génération Z, trait d’union vers la génération Alpha
L’un des temps forts de la journée a été la prise de parole de jeunes de la génération Z — les mieux placés pour nous aider à comprendre leurs cadets. Leur message était clair et sans détour : la génération Alpha cherche des repères, et c’est faute de mieux qu’elle se tourne vers des influenceurs. Ce qu’elle attend de nous, c’est autre chose : des exemples de vie, du temps en communauté, et des adultes disponibles pour de vraies conversations.
Les réseaux sociaux donnent une illusion de lien. Mais face à un vrai problème, ils ne suffisent pas. Le besoin de présence réelle, d’écoute incarnée, demeure entier.
Ces jeunes nous ont offert une image forte : celle d’une flèche multigénérationnelle. Les générations plus anciennes en sont les plumes — celles qui donnent stabilité et direction. Les adultes d’aujourd’hui en forment le bâton. Et la génération Alpha en est la pointe, celle qui s’élance en premier vers l’avenir. Chaque partie est indispensable. Aucune ne peut voler seule.
De cette intervention ont émergé des pistes concrètes : ne pas forcer un jeune à se confier, mais rester disponible pour le moment où il en aura besoin. Proposer des formats plus courts et plus interactifs, plutôt qu’une prédication de 45 minutes que cette génération ne peut plus suivre. Et pourquoi ne pas désigner dans nos groupes un porte-parole — un jeune plus à l’aise pour s’exprimer — capable de faire le lien entre ses pairs et les adultes de confiance, pour transmettre leurs besoins, leurs idées, ce qui les met mal à l’aise et qu’ils n’osent pas dire directement ?
La génération Z peut aussi nous aider à changer de forme sans trahir le fond. N’hésitons pas à leur demander leurs idées, leur regard, leur aide.
Travailler ensemble, plutôt que seuls
Réunis en petits groupes, nous avons été invités à réfléchir à deux questions essentielles : qu’est-ce que nous pouvons accomplir ensemble que nous ne pourrions pas faire seuls ? Et qu’est-ce qui nous tient le plus à cœur ? Un temps a également été consacré à ce qui peut se vivre en famille pour mieux accompagner cette génération au quotidien.
Un stand de ressources était à disposition tout au long de la journée. OneHope a par ailleurs présenté ses formations de moniteurs, inspirées des principes de leadership de John Maxwell, ainsi qu’un groupe WhatsApp dédié aux pasteurs pour rester connectés et continuer à échanger entre les rencontres.
Et maintenant ?
Cette journée aura été bien plus qu’un partage d’informations. Elle aura été la démonstration vivante que nos initiatives, prises isolément, gagnent une tout autre dimension lorsqu’elles se rencontrent et se complètent.
Entre les outils présentés, les résultats de la recherche et la parole donnée à la génération Z, une conviction s’est imposée collectivement : accompagner la génération Alpha ne sera ni l’affaire d’un seul outil, ni d’une seule organisation, ni même d’une seule génération. Ce sera l’œuvre d’un réseau vivant — d’hommes et de femmes qui choisissent de faire route ensemble, dans la durée, animés par la même conviction que chaque enfant mérite d’être rejoint.
OneHope ne cherche pas à faire à la place des Églises ou des Associations. OneHope cherche à faire avec tous et / ou de permettre d’aller plus loin, ensemble.
Car lorsque nous atteignons un enfant, nous atteignons une génération. Et lorsque nous avançons ensemble, nous atteignons le monde.
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Lors des discussions en groupes, nous avons constaté que les jeunes sont confrontés à des défis importants en matière d’identité, de santé mentale, de relations et de culture numérique, et que la réponse de l’Église doit passer par des relations authentiques, un accompagnement clair dans la vie de disciple, un engagement familial fort et des occasions concrètes pour les jeunes de participer à la mission de Dieu aujourd’hui.
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Si vous le souhaitez, vous pouvez également rejoindre notre groupe WhatsApp.
Les échanges reprendront après l’été, puis se poursuivront chaque dernier jeudi du mois, de 12h à 13h, jusqu’en juin 2027. La prochaine rencontre aura lieu le 24 septembre 2026.
Pour rejoindre le groupe WhatsApp, cliquez ici.
Serez-vous intéressé, ou connaissez-vous des pasteurs ou responsables qui auraient voulu qu’on se réunisse autour des résultats de notre recherche ?
Nous serons prêts à mettre en place une ou deux rencontres Zoom…
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Un écosystème de ressources au service des enfants et des familles
La rencontre a laissé également place pour présenter des initiatives portées par chacun. La diversité des projets présentés témoignait de la richesse et de la complémentarité de nos engagements respectifs.
Wendy Hanna a partagé son dernier CD de louange pour enfants, disponible sur YouTube et accompagné d’un cahier pédagogique. Célia a présenté son livre Capter la voix de Dieu et son journal associé, ainsi qu’un projet de sessions Zoom à la rentrée pour aider les enfants — et leurs parents — à apprendre à écouter Dieu ensemble.
Les Fabricants de Joie ont fait découvrir leurs outils : Minicell’ et Patacell’ pour l’éveil à la foi des tout-petits, Quartier Libre pour aller à la rencontre des enfants dans leur quartier, le réseau ADSL centré sur l’écoute de Dieu, et les camps Niko pour les jeunes. Une représentante en France et en Belgique de The Chosen a présenté La Parole prend vie, une expérience pensée pour les 12 ans et plus, articulée autour d’extraits de la série et de focus bibliques, en lien avec la sortie de la saison 6.
Le mouvement Moov, qui rassemble les jeunes ECHO, est venu rappeler son engagement dans la formation de leaders. Jérémy, du CPDH, a présenté Dakpadak, un jeu autour des questions de société. Aude Sénétaire a quant à elle abordé le conseil conjugal et le soutien à la parentalité, avec un constat saisissant : il faut en moyenne sept ans à un couple en difficulté avant de chercher de l’aide — sept années pendant lesquelles les enfants peuvent souffrir en silence.
TopChrétien a présenté ses groupes de croissance sur WhatsApp — plus d’une trentaine de sujets disponibles — en soulignant l’intérêt de les intégrer davantage dans la vie de nos églises. L’AEE, enfin, a partagé son kit CBN, qui permet aux parents d’animer eux-mêmes des Clubs de la Bonne Nouvelle, avec un programme en ligne gratuit et des activités en plein air.
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Si cette journée/ ce contenu et notre vision vous a parlé, si vous vous reconnaissez dans ces enjeux, si vous souhaitez explorer comment nos ressources pourraient s’articuler avec ce que vous portez déjà — nous serions heureux d’en parler avec vous.
Écrivez-nous si vous souhaitez plus d’informations.
Si les enfants et les jeunes font partie de vos préoccupations.
Voici un document précieux :
Voici le lien prévu pour transmission à un plus large public qui renvoie vers le site web de la recherche.
Il permet de télécharger le rapport « France – Gen Alpha ».
Le site est en anglais, mais si vous cliquez sur « Télécharger le rapport », vous devrez indiquer votre adresse e-mail.
Vous recevrez ensuite le lien vers le rapport en français (et en anglais) dans votre boîte mail.
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Nous restons à votre disposition pour toutes questions.
Nous vous souhaitons une belle rentrée…
Fraternellement
Martina et l’équipe de OneHope

